par Ben Hirschler et Caroline Jacobs
LONDRES/PARIS (Reuters) – La décision de la France d’annuler plus de la moitié de ses commandes de vaccins contre la grippe A (H1N1) renforce la crainte de recettes moins élevées qu’espéré pour les laboratoires pharmaceutiques.
Au début de la pandémie, les experts avaient préconisé deux injections de vaccins pour l’ensemble de la population mais il s’est avéré qu’une seule dose était suffisante pour protéger les adultes.
En outre, les campagnes de vaccination ont eu un succès mitigé en Europe, ce qui s’est traduit par une demande moins forte que prévu pour les vaccins.
Le gouvernement français a annoncé lundi qu’il souhaitait résilier des commandes de 50 millions de doses de vaccins sur les 94 millions initialement commandés aux laboratoires Sanofi-Aventis, GlaxoSmithKline, Novartis et Baxter International.
Avant la France, l’Allemagne, l’Espagne et la Suisse avaient déjà pris des mesures similaires en retournant notamment des stocks invendus aux fabricants ou en les revendant à d’autres pays.
Des analystes de Morgan Stanley soulignent que la décision française illustre le recul de la demande pour les vaccins et qu’elle représente un risque modéré à court terme sur les résultats de Sanofi, Glaxo et Novartis.
FORTE DEMANDE DANS D’AUTRES RÉGIONS DU MONDE
« A plus long terme, la surcapacité évidente concernant le H1N1 devrait limiter toute progression importante concernant les recettes liées à la pandémie de grippe », disent-ils.